Marche blanche de Charlie

Le dimanche 11 janvier, on nous a invité-e-s à faire une « marche blanche » dans Tours, pour fêter l’union nationale autour de la liberté d’expression, et aussi pour se reccueillir après les meurtres qui ont été commis dans la semaine à Charlie Hebdo. Nous, on sait pas refuser les invitations, alors on est venu-e-s !

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Les premières personnes qu’on a croisées, dès le pas de notre porte, se préparaient un T-shirt blanc (on a compris pourquoi), avec l’inscription « Je suis Charlie » (là on a moins compris…). Et ils étaient plein comme ça, à proclamer au monde qu’ils s’appelaient Charlie. Et le mieux, vous ne le devinerez pas. Beaucoup parmis eux ne s’appelaient pas réellement Charlie, et d’autres s’appelaient Charlie mais ne se sentaient pas la nécessité de l’écrire sur leur T-shirt. Le monde à l’envers !

En tout cas, ces gens n’avait pas l’air très joyeux, on avait envie de leur faire des câlins ! Alors on l’a fait. Ça nous a fait beaucoup de bien.

Les gens autour de nous devaient être dans la même humeur, parce qu’ils applaudissaient souvent, et aucun n’a su nous dire pourquoi. On a mis du temps à se rendre compte qu’il n’y avait pas d’autres raisons que l’envie de le faire, comme ça, pour se sentir ensemble. Là encore, ça nous a semblé obscur comme comportement.

Ils se sont mis à chanter la Marseillaise. Du coup on a chanté l’hymne du clownistan ! Mais on était moins nombreux à le connaître.

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A un moment on s’est arrêté. Et puis là on s’est rendu compte qu’on était plein de gens, réunis, et qu’on ne savait pas quoi faire. Et le pire, c’est que les gens avaient l’air surpris qu’on veuille discuter avec eux !

Du coup on a chanté, ça c’était super ! Tout le monde était content, et vraiment unis. On aurait bien aimé voir plus de gens s’éclater comme nous !

Et puis après la police et venue, alors là on a arrêté de rigoler. On les a aidé, bien sûr, en expulsant les gens de la place Jean Jaurès. C’était pas si facile que ça parce qu’il y en avait plein qui voulaient rester, tranquillement, à papoter dans la rue. Pour nous c’était hors de question, il fallait laisser les voitures passer, et pas prendre l’habitude de se rassembler, comme ça, pour rien. Du coup depuis, les gens écrivent « Je suis Charlie » sur leur vitrine.

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